Instant de vie chez les Bouchard

Instant de vie chez les Bouchard
Claude Mattheau, 2014

dimanche 29 septembre 2024

Dix petits N - École Bon-Désir 1977


Printemps de 1977 
Photo: Colette Desgagné


AVERTISSEMENT

Si vous possédez des informations concernant cette production : anecdotes, travail de création, décors , éclairage, sonorisation... Ce sera un plaisir d'enrichir cet article.

NDLR: Les associations entre les répliques et les photographies ne reflètent pas la réalité ni le texte joué, plusieurs versions (traduction et adaptation) de cette comédie dramatique existent et chacune présente des particularités. Il en est de même pour les noms des personnages .

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L’adaptation théâtrale du roman d’Agatha Christie, publié en 1939, a été jouée maintes et maintes fois à travers le monde. La pièce met en scène 10 personnages . Tous ont reçu une invitation pour passer un week-end dans une luxueuse villa sur une île au large des côtes de l'Angleterre. Or, ce qui s’annonçait comme un  agréables séjour  tournera vite au drame. Les invités sont tour à tour victimes d'un tueur qui fait partie des convives. Les  invités (et le public) pourront-ils démasquer l'assassin ?  


La distribution de la troupe de l'école Bon-Désir

Capitaine Phillip Lombard: Claude Fontaine

Juge Wargrave: Jean-Claude Petit

Vera Claythorne: Paule Tremblay

Dr Amstromg: Jimmy Foley

Émily Brent: Monique Dufour

Le détective William Henry Blore:  Rodrigue Laprise

Général John Gordon McArthur: Serge Carré

Anthony James Marton: Richard Tremblay

Ethel Rogers: Esther   Bouchard

Thomas Rogers: Suzie Foley (ce rôle a été féminisé)

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Si vous avez eu du plaisir en lisant Les dix petits nègres de l'auteure Agatha Christie. il est fort probable que vous en ayez eu en assistant à la pièce de théâtre montée par les élèves de l'école secondaire  Bon-Désir en 1976-1977 . 

La direction des comédiens par monsieur Trottier, ouvrait à un jeu comique comme le souhaitait la dramaturge Agatha Christie. Les spectateurs présents suivaient l'intrigue  avec attention se demandant qui de tous ces personnages pouvait être le ou la meurtrière. Les personnages se méfient les uns des autres puisque chacun d'eux peut être l'assassin. Tandis que les invités du fameux monsieur O.Nyme s'accusent et font enquête , les spectateurs  plongés dans cette  atmosphère inquiétante  se prêtent au jeu des hypothèses: mais qui donc est l'auteur.e de tous ces crimes ?  

Cet  enchaînement de crimes inexpliqués a tenu en haleine toute une salle pendant presque deux heures. L'imposante équipe a joué sur la  scène exigüe de l'école Bon-Désir  et n'a en rien paru vivre à l'étroit. Au contraire, la place prenait vie et on devinait le reste de la maison. 




Magie du décor où un simple dessin de vagues sous un ciel gris évoquait le fait  que les invités étaient sur une île.  La pierre des murs présentait l'aspect cossu des lieux. Une toile stylée représentait la nature toute proche et enfin un  châssis  supportait  une fausse ouverture dissimulée derrière des rideaux laissant croire à l'existence d'une fenêtre. 

Je suis du Natal, le Natal est mon pays natal.
Rodrigue Laprise (William Henry Blore)

Monique Dufour dans une composition qui attirait l'attention sur la posture et la gestuelle de son personnage, avait réussi à caractériser son rôle de femme puritaine. Ce personnage au caractère acariâtre était tel que les spectateurs souhaitaient la voir être accusée de meurtre !


Vous ne savez pas ce que cette fille avait fait ?
Elle était enceinte, sous mon toit, sans être mariée !

Monique Dufour (Emily Brent)


 

Claude Fontaine(Philippe Lombard ) 
 et Jean-Claude Petit 


Claude Fontaine, Paule Tremblay, Richard Tremblay et Esther Bouchard ont su être inquiétant et n'ont cessé de semer le doute .Quant à Rodrigue Laprise , il contribua à apporter une touche humoristique, sans jamais se départir de son air ahuri ! 

(Serrant la mains du juge avec beaucoup d'insistance)
C'est Davis que je m'appelle, c'est Davis !
Jean-Claude Petit (juge Wargrave) et
Rodrigue Laprise (Blore se faisant passer pour Davis)



Paule Tremblay, Jean-Claude Petit, Rodrigue Laprise et Jimmy Foley.
Stupéfaits en entendant une voix qui les accuse de crimes odieux.

Sur la cheminée était affichée la comptine intitulée Dix petits indiens (1869) qui inspira Agatha Christie , y était également exposées à la vue  de tous, les dix statuettes des petits N ... À chaque meurtre, disparaissait une statue . Ces accessoires avaient été fabriquées par Janette Savard-Petit.

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Édition du Masque , page 33 et 34



Paule Tremblay
(S'adressant à Emily Brent)  S'il vous plait, s'il-vous-plait ,
 voulez-vous cesser avec toutes vos prières...



Serge Carré (général McArthur)
C'est la guerre , c'est la guerre...



Suzie Foley, dans un rôle de soutien,  place les pions de la partie d'échecs, dès lors le spectateur prend conscience du piège dans lequel les invités se retrouvent .


Cette voix , c'était comme au
jugement dernier , elle disait...

Suzie Foley (Madame Ethel Rogers)  


Jimmy Foley, en médecin tourmenté par son passé, était tout à fait crédible. 

 

Je voulais vous annoncer que madame Rogers était
morte cette nuit dans son sommeil...

Jimmy Foley (Dr Amstrong)


                                                 

Le juge et Richard Tremblay (James)  
James Marton: Ces deux enfants se sont jetés devant ma voiture...
Je roulais trop vite. J'ai payé pour ça : j'ai perdu mon permis de conduire pour deux ans.                                                                                      
Juge Wargrave:  C'est pas très cher payé pour avoir tué deux enfants !

Certains personnages plus furtifs , nous ont donné peu de temps pour apprécier leur présence. Mais dans l'ensemble ,les premières victimes ont en peu de temps atteint l'objectif d'Agatha Christie, faire la démonstration que  chaque détail tient l'édifice en place.

 

Esther Bouchard ( Miss Rogers ) et Rodrigue Laprise (Blore)
Blore : C'est une bonne cachette ici ...
Rogers : Je ne sais pas, je ne suis au service de monsieur O'Nyme que depuis deux jours. 

Jean-Claude Petit a su mettre en valeur chacun des invités  à ce cruel rendez-vous. À fin du premier acte ,on le croyait mort. À la toute fin , il revient , c'est une surprise pour tous ! C'est là que les frissons sont à l'honneur.  Mais n'allons pas plus loin , cette pièce court toujours les rues ! Ne dévoilons rien.

 

Le juge Wargrave  lisant l'invitation reçue par Émily Brent


Paule Tremblay ( Vera  Claythorne) fait face
 à 
Richard Tremblay (James)


James

Nous y voilà .Nous ne sommes plus que deux , nous savons maintenant à quoi nous en tenir .

Vera

oui.(elle regarde le mort) Pauvre Dr Amstrong.

James

Vous n'allez pas jouer le coup de la compassion ?!

Vera

Pourquoi ? Vous n'en éprouvez pas ? 

James

Pas pour vous, en tout cas ! 



Le juge surgit de derrière le divan, alors que tous le croyaient trépassé. Une ruse. Il avait choisi le Dr Armstromg comme complice pour simuler son décès ... Et voilà qu'il décide de se débarrasser de la survivante : la secrétaire de O'Nyme , mademoiselle Vera . 

La tirade du juge  est un aveu de culpabilité mais aussi une longue explication de ses motivations. Son contentement: voir un criminel recevoir sa juste sentence.  










Selon  la comptine ,Vera doit mourir pendaison. Il l'étrangle ... 


Mais pourtant, à la toute fin de la pièce , le public applaudira Vera et James qui finiront dans les bras l'un de l'autre ....Que s'est-il passé ? Il vous faudra assister à une représentation de cette oeuvre dramatique pour le savoir !  La pièce porte aujourd'hui le titre:  Ils étaient dix. 

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Autres photographies en vrac et anecdotes 

Marie-France Simard témoigne: 
Que de souvenirs j’étais attitrée au décor ,j’avais commandé cette fameuse tapisserie style Brique chez Sears . On sait que ça avait été filmé, si je ne me trompe pas , par André Bouchard !! 


Petit montage pour montrer l'ensemble du décors !
 (oui!  je sais, j'ai dupliqué Rodrigue Laprise.)






















mercredi 25 septembre 2024

Mlle Marguerite -1977






Qu'est-ce que ce projet ? Mademoiselle Marguerite est une pièce de théâtre adaptée en québécois par Michel Tremblay .

"Une comédie sur les maîtresses d’école qui aimaient la discipline à l’époque. L’institutrice arrive avec la grosse cloche pour annoncer le début des classes.  Les élèves sont en 6e et 7e année et nous sommes le 3 septembre 1970.

Marguerite se présente et écrit à la craie au tableau tout ce qu’elle veut que les étudiants retiennent. Marguerite nous parle de l’importance de l’éducation et de l’obéissance. Le cours de biologie est important pour elle, des mots à double sens.  Des phrases assassinent aussi comme : Vous allez tous mourir. 


Madame Marguerite se donne beaucoup d’importance, elle veut sûrement se faire respecter et se faire craindre.  « Tout le monde veut être Mme Marguerite, Mme Marguerite remplace le directeur, elle est le directeur. Elle est très dictatrice.  Elle joue beaucoup sur les mots, elle n’a vraiment pas sa langue dans sa poche et fait tout pour nous faire rire. « Vous ne comprenez rien, vous êtes ici pour apprendre. »

 Elle affirme que la vie est plate, mais qu’elle va rendre ses cours moins plates.
On assiste à plusieurs cours : les divisions, l’histoire, la poésie. 

 Marguerite se confie sur une injustice qu’elle a vécu lorsqu’elle état au primaire tout comme eux. 

Après avoir énumérer plusieurs adjectifs, noms, verbes, et adverbes, Marguerite nous laisse avec plusieurs messages :
  • Le secret de l’éducation, c’est la coopération  
  • Il faut prévoir pour tout savoir des choses
  • Il faut RÊVER
  • Il faut SE REPOSER "
  • Il faut VIVRE
  • Cherchez toujours à faire le bien, c’est la seule chose qui apporte le bonheur."

Source: Marie-Josée Boucher in Art et culture Cybermagazine 





C'est en s'inspirant de ce personnage que François Guay décide d'affronter le public du Festival de la Baleine Bleue . Le propos est bien sûr plus court puisqu'il s'agit d'une saynète. Mademoiselle Marguerite  à l'aide de diapositives expliquera au public comment tournent les mauvais garçons. 
Je jouerai ce garçon qui rencontrera des épreuves sur son chemin en traversant le village de Bergeronnes. Ce sera , illustrée par mademoiselle Marguerite, un chemin de croix moderne .  

Les photographies sont de François Guay, je les ai reproduite à partir des diapositives, ce qui ne rend pas justice aux épreuves originales qui étaient de qualité supérieure. 

Pour ce faire, nous avons obtenu la collaboration de SQ, de la cie Ferlac et de beaucoup de villageois qui figurent dans le diaporama original. 



Quel lunatique ,je fais.


 À l'école, m'attend mademoiselle Marguerite

Être dans la lune, quel vilain défaut !



Je vais mourir ! 

My god! 

Mon Dieu !

J'en suis sorti vivant.

Je marche vers mon destin : l'école Dominique-Savio
où mes amis me rejetteront en  constatant que  je suis sous
l'effet de l'herbe bleue 

Madeleine m'essuyant le visage, je venais de subir une dure épreuve ,
des clients du Fortin m'ayant fait fumer de la marijuana ! 



Le chauffeur de Ferlac

lundi 23 septembre 2024

Les artistes et comédien.nes de 1933 à Bergeronnes

 







Le 4 janvier 1933, une fête organisée par le Cercle des Fermières  

nous révèle les talents artistiques de nos ancêtres. 


   




dimanche 22 septembre 2024

Les maison d'autrefois: quelques caractéristiques.


Les photos sont tirées des films sur Les Bergeronnes conservés à
la Bbliothèque des archives nationales du Québec BANQ .
Maison de M. René Maltais


Un inventaire du patrimoine bâti du village de Bergeronnes  aurait été pertinent au début des années soixante. Ce processus est tout de même  aujourd'hui encore possible, les images anciennes peuvent  rétrospectivement  permettre  de faire certaines observations sur l'architecture du début du 20 e siècle.  Au cours des années, d'importants changements ont été apportés aux immeubles du village. 

Les principaux motifs rapportés par les anciens du village sont: l'agrandissement d'un édifice, l'isolation thermique , la rareté des matériaux d'origine, le manque d'artisans spécialisés dans le domaine de la conservation, les coûts élevés découlant du respect des matériaux d'origine, la dégradation des matériaux, l'ajout de solarium  et le changement de vocation de l'immeuble. 


L'objectif de cet article est de montrer ces changements et de signaler la richesse de l'architecture du passé .Afin de faire des commentaires j'ai consulté le répertoire du patrimoine culturel du Québec du ministère de la Culture et des Communications. Le type architectural d'un bâtiment n'est pas  toujours en correspondance complète avec les styles définis par le répertoire, et comme il ne s'agit pas ici d'un inventaire  spécialisé, veuillez considérer toutes les observations  comme le regard d'un citoyen sur le passé architectural de son village, sans plus.


 La  maison Odina Lessard


La  galerie  qui déborde largement la verticale des murs, favorise
un égouttement éloigné des eaux pluviales et de la neige. La cuisine d'été est en appentis et est aussi recouverte de tôle . Cette maison bénéficiait également d'un hangar (shed) à bois juxtaposé à la cuisine d'été. En hiver, les habitants pouvaient conserver des aliments dans la cuisine non chauffée, et pouvait aussi s'en servir comme déambulatoire pour aller chercher du bois de chauffage. La corniche forme une saillie ornementale, celle-ci est plutôt longiligne bien qu'elle présente trois paliers,  et est peu chargée d'ornements.

Des lieux hospitaliers


Dans ce cas-ci, le jeu des comparaison s'arrête. L'hôtel d'Eugène Simard est disparu suite à un incendie alors que Pierre Brisson en était le propriétaire. 
Le style cubique de l'établissement néo-colonial  largement fenestré est typique du 20 e siècle. La large galerie est protégée par une toiture . La toiture principale est constituée de quatre versants dont les pavillons (triangle du toit) ne sont pas d'égale grandeur.  
Un balcon central vient souligner la hauteur de l'édifice. Le style cubique fut souvent 'inspiration première pour la construction des presbytères. 
Ce style architectural permet de distribuer les  grandes pièces au rez-de-chaussée et  les plus petites à l'étage à l'aide de colonnes solides soutenant l'ensemble. La finition est en planche à clin. Les planches cornières à la jonction des murs sont des éléments visibles de décoration.

 La maison cubique est également mise en valeur par de vastes galeries délimitées par des garde-corps à barreaux et des colonnes robustes . 


La maison Laurent Brisson




Le toit plat est inspiré du courant Four Square Style, populaire au début du 20 e siècle. Ce type de maison compte toujours deux étages au minimum. La couverture est faites de tôle pincées et respecte une pente minimale de 2 %  . La porte principale est localisée au centre de l'édifice et est souvent surmontée par un balcon central , lequel présente également une porte.  Les fenêtres à battants sont distribuées de façon à respecter les proportions. Le parement est de briques et les couleurs sont habilement distribuées pour former un ensemble: on parle chez les maçons de jeu de briques.  Les galeries et le solarium complètent l'ensemble protégeant la maison des pluies et de la neige. À noter que le solarium  n'est  pas orienté vers le sud . 





La maison Luma Bouchard


Les toitures en tôle sont durables et demandent peu d'entretien. 
De plus, en ajoutant des toits avancés par le biais d'un solarium
ou d'une galerie couverte, on protège les solages des intempéries. Ce solarium étant orienté au  sud  est un remarquable  ajout pour que la maison bénéficie de la chaleur passive du soleil. Il s'agit d'une maison de type québécoise classique, la partie située à droite est un volume inversée de la première partie. L'avantage de cette façade faisant face à la rue autorise l'ajout du balcon et une  luminosité améliorée. Toutefois, la toiture est d'inspiration néo-gothique:  la lucarne-pignon en est directement tirée. L'absence de larmier sur cette  toiture à 45 degrés et à versants droits,  rapproche encore plus cette habitation du style néo-gothique (1880 -1930)  .

La maison Hormidas Lapointe




La maison traditionnelle québécoise se reconnaît par un avant-toit qui déborde largement la verticale des murs, favorisant un égouttement éloigné des eaux pluviales et de la neige. Avant l'apparition des gouttières ce genre de toit servait de larmier. Les maisons classiques québécoises présentent un toit à deux versants très pentu et traversé par des lucarnes. Le premier est surmonté de combles habitables. Les lucarnes permettent l'entrée de la lumière. La longue galerie est une aire de circulation qui occupe  le tour de la maison tout en allongeant  sur tous les côtés la toiture courbée.  Les fenêtres à battants à quatre grands carreaux sont peu ornementés.   


La Maison Fortin 


Des lucarnes se dégagent du toit à quatre versants.
Les fenêtres à guillotines sont réparties symétriquement.
Les fenêtres du rez-de-chaussée sont surmontées d'un profilage qui
 rappelle les corniches du second étage. Le revêtement en tuile d'amiante permet ces jeux de couleurs.  La  tour de forme polygonale nous confirme que nous sommes devant une maison de style Queen Ann.
La toiture semble de tôle. Le solarium en saillie, orienté au sud, ne dépare pas l'ensemble.  



La maison Albanas Lapointe


Ce modèle à deux versants est typique de la maison traditionnelle inspiré des plans du ministère de la Colonisation. Différence notable toutefois, un balcon central d'inspiration cubique est ajouté à l'ensemble . Pour le reste, le plan est la base de la construction. La galerie surmonté d'une toiture s'appuyant sur le bacon central est un ajout qui n'est pas lié au plan d'origine. Les fenêtres distribués symétriquement sont surmontés de chambranles ornementales ce qui démontre un certain éclectisme .

La maison Alida Larouche


Cette maison cubique présente des fenêtres distribuées de façon égale.
Le toit est à quatre versants. À mon souvenir, une aile avait été ajoutée à cette maison. Situé à l'arrière, cet agrandissement n'en brisait pas l'harmonie. 

Les fenêtres sont ordonnées verticalement les unes par rapport aux autres, créant ainsi des espaces de largeur équivalente.
En façade , la porte principale, disposée au centre, est souvent surmontée d’une autre porte, donnant sur un balcon. Les fenêtres sont à battants. Les garde-corps sont en harmonie avec les colonnes en bois .

 La galerie couverte longeait deux murs.