![]() |
| 1971 Club 4 H |
Marchons gaiement dans la forêt
Et dans les sentiers de ce grand domaine
Découvrons Dieu et son secret
Que vers le ciel s'élèvent nos chansons
Des oiseaux les notes pures
Avec nous font unisson.
Des arbres verts, de leur beauté
Et notre blason porte la devise :
Honneur, Honnêteté, Habileté, Humanité.
Mlle Thérèse Tchernoff, de Forestville, avait visité notre club et on avait alors déchiqueté un arbre pour en étudier la structure . Après cet atelier, plus un arbre , ne semblait être normal, chacun avait sa particularité.
Afin de garder notre attention et de stimuler les membres , chaque rencontre était ponctuée d'une période récréative. Ainsi avions-nous monter des saynètes pour divertir nos parents , c'était une façon de présenter nos expositions et de financer les activités du club. Je me souviens d'un sketch sur le camping sauvage dans lequel on faisait l'éloge du calme de la forêt . Arrivait alors un ours qui venait changer la donne. Comme nous n'avions pas de costume pour l'ours , nous avions simplement jeté une couverture grise sur le dos du comédien et avions dessiné une bulle sur laquelle les spectateurs pouvaient lire: GRE ! GRE! Je suis un ours !
À chaque rencontre, une équipe était responsable du jeux. Notre équipe avait hérité de la rencontre avec un amputé. Il s'agissait de bander les yeux du visiteur , et de lui faire toucher les moignons du pauvre homme. Après le genoux et les bras, le visiteur était invité à toucher le nez atrophié de l'amputé avec l'avertissement suivant : Fais attention de ne pas toucher le seul oeil qui lui reste.
Au moment où notre victime approchait son doigt du nez, nous placions un pamplemousse dans lequel un trou avait été pratiqué, et ce dernier enfonçait son doigt dans ce qu'il croyait être un oeil . Fou rire général.
Pour passer de la théorie à la pratique, Adalbert organisait des sorties .
21 clubs répartis sur toute la Côte-Nord
![]() |
| Le Nordic, 25 -02-1970 |
L’oiseau rare : Adalbert Bouchard (1941-1999)
Adalbert Bouchard est reconnu dans le monde de l’ornithologie comme un
observateur chevronné. Depuis toujours, Adalbert se préoccupe de la santé de la
planète. Dans les année 70, il anime le club 4-H local et n’hésite jamais à
organiser des ateliers lors des congrès régionaux pour apprendre aux jeunes à
réaliser un herbier.
Ses collègues ornithologues lui confèrent le titre de savant-pédagogue.
En 1981, il est le premier contributeur de l’UQCN (Union québécoise pour la
conservation de la nature), Adalbert plaide pour la sauvegarde et la création d’aires
protégés.
Ses précieuses et précises
observations comme ornithologue s’échelonneront de 1975 à 1999. Il collaborera
avec Jacques Ibarzabal, un de ses anciens stagiaires, chercheur à l’Université
du Québec à Chicoutimi, concernant l’identification d’un corridor migratoire de
rapaces dans la baie du Moulin à Baude, près de Tadoussac.
Pendant des années, il s’associera à l’œuvre de Léo Brassard,
fondateur des Jeunes explos (Explo-nature). À titre de naturaliste-ornithologue
et d’enseignant, il initie les jeunes à la biodiversité et à la compréhension des
phénomènes naturels de la région de l’estuaire du Saint-Laurent. (1977-1994)
Adalbert était en bon pédagogue, un vulgarisateur né. Beaucoup de jeunes villageois, ayant été
membre du club 4-H lui sont redevables. Sa
mission de vie : donner aux jeunes les yeux pour voir, comprendre et respecter
la nature.
Sa phrase célèbre : « Ce ne sont pas les oiseaux qui
manquent, ce sont les observateurs. » Sagace, l’homme.
Ce drôle d’oiseau n’aura jamais cessé de recruter des observateurs par
son seul exemple.

















