Instant de vie chez les Bouchard

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Claude Mattheau, 2014

dimanche 12 juillet 2026

PONT à Tadoussac et PIB régional : pas nécessairement un argument...




Le pib de la région est de 10 milliards, celui du Québec de 500 milliards , le rapport de force pour la construction d'un pont se situe sur le rendement économique de l'infrastructure : la majorité des richesses exploitées ne nécessitent pas un passage routier vers l'ouest de la province, si c'était le cas , la construction de ce pont serait depuis longtemps réalisée.


Ce qui permet aux divers gouvernements élus d'allonger les délais c'est qu'aucun ralentissement économique significatif ne pèse sur le PIB de la province à cause de l'absence de ce pont hypothétique. Depuis qu'existe le fly-in fly out , l'industrie minière ne souffre plus des problèmes de main d'oeuvre et par le fait même, cette industrie n'exerce plus beaucoup de pression sur l'état des liens routiers de la région.


Lors de la réfection prochaine du complexe Manic , 72 logements construits par HQ seront à la disposition des travailleurs , avec à la clef ,un aéroport à la porte ! Vous devinez que les travailleurs venus des 4 coins de la provinces n'auront pas à s'établir dans la région et voleront au-dessus de nos routes !

Additionnez toutes ces façons de faire et constatez que la région, malgré un pib élevé, se vide , et l'argent suit les poches de ceux qui viennent et repartent...D'ici 2051 , la région va perdre encore 15 ,1% de sa population (13, 000) : pour illustrer c'est comme faire disparaître toute la HCN et les deux communautés innus de la région !


Illustration toute imaginée de la Grande Tabagie 
de Tadoussac -Baie-Sainte-Catherine (Pointe-aux-Alouettes)


Ce portait vous semble peut-être pessimiste, mais c'est en fait le reflet des stratégies industrielles qui permettent justement à la Côte-Nord d'afficher un enviable PIB . En tous cas , si ce pont devient réalité, je souhaite qu'on le nomme en l'honneur d'Adanabijou .


Même les illustrateurs en rêvent ! 


*Le 26 mai de la même année (1603), une petite expédition dirigée par le navigateur François Gravé du Pont accoste à Tadoussac. L’équipage est notamment composé du cartographe Samuel de Champlain, mais aussi de deux Innus qui avaient passé l’année en France. Ces derniers servent d’interprètes et de guides au cas où l’expédition tournerait mal.

Sur l’autre rive du Saguenay, ils distinguent au loin les lumières d’une grande fête. Il s’agit de la coalition laurentienne, soit des représentants innus, anichinabés, malécites et autres Premières Nations de la vallée du Saint-Laurent, rassemblée pour fêter une victoire contre les Iroquois. Dans un récit, Samuel de Champlain signale la présence de scalps sanguinolents sur place.

Le 27 mai, l’expédition française rejoint la fête, et les interprètes innus racontent ce qu’ils ont vécu en France.

« Il paraît qu’il y a un silence, que les gens écoutent, sont fascinés. Ces Innus sont arrivés sur des îles flottantes – c’est ainsi que les Amérindiens voyaient les bateaux au départ. À la suite de quoi le grand chef, Anadabijou, se serait levé et aurait dit à Champlain et à Gravé du Pont : "Vous êtes les bienvenus ici, vous pouvez peupler ces terres si vous le souhaitez, mais à une condition : vous allez combattre nos ennemis à nos côtés." »
— Une citation de  Éric Bédard

Éric Bédard (1969- ) est un historien québécois, professeur à l'Université TÉLUQ, spécialisé sur le Québec.

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