| Lucien Lessard en invitant le chef de l'opposition officielle sur la Côte-Nord en 1971 avait pour but de démontréaliser le PQ |
| Le parti de René Lévesque : un retour aux sources essai politique , André Larocque Éditions Fides |
Ce blog s'adresse aux anciens Bergeronnais et aux nouveaux . Je retiens pour illustrer le but de ce recueil de souvenirs sans fin, ce mot de Friedrich Nietzsche : "Souviens-toi d’oublier".
| Illustration toute imaginée de la Grande Tabagie de Tadoussac -Baie-Sainte-Catherine (Pointe-aux-Alouettes) |
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| Même les illustrateurs en rêvent ! |
*Le 26 mai de la même année (1603), une petite expédition dirigée par le navigateur François Gravé du Pont accoste à Tadoussac. L’équipage est notamment composé du cartographe Samuel de Champlain, mais aussi de deux Innus qui avaient passé l’année en France. Ces derniers servent d’interprètes et de guides au cas où l’expédition tournerait mal.
Sur l’autre rive du Saguenay, ils distinguent au loin les lumières d’une grande fête. Il s’agit de la coalition laurentienne, soit des représentants innus, anichinabés, malécites et autres Premières Nations de la vallée du Saint-Laurent, rassemblée pour fêter une victoire contre les Iroquois. Dans un récit, Samuel de Champlain signale la présence de scalps sanguinolents sur place.
Le 27 mai, l’expédition française rejoint la fête, et les interprètes innus racontent ce qu’ils ont vécu en France.
« Il paraît qu’il y a un silence, que les gens écoutent, sont fascinés. Ces Innus sont arrivés sur des îles flottantes – c’est ainsi que les Amérindiens voyaient les bateaux au départ. À la suite de quoi le grand chef, Anadabijou, se serait levé et aurait dit à Champlain et à Gravé du Pont : "Vous êtes les bienvenus ici, vous pouvez peupler ces terres si vous le souhaitez, mais à une condition : vous allez combattre nos ennemis à nos côtés." »
Éric Bédard (1969- ) est un historien québécois, professeur à l'Université TÉLUQ, spécialisé sur le Québec.
Le dieu de l'hiver, c'est l'homme (Alain).
Béni sois-tu, Seigneur,
Pour le lac Saint-Jean.
Je te remercie de
me l'avoir donné Gratis.
Il était avant
moi
Il sera après moi.
Je te remercie de
me donner le pouvoir
De marcher dessus.
Je ne suis ni Toi
Ni Pierre,
Pour marcher
dessus
Durant l'été
;
Mais durant l'hiver,
Je peux marcher
dessus,
Sans mérite.
Je marche un mille, deux milles
En ligne droite,
Et je n'ai pas quitté le bord.
Je vire de bord et
je rentre,
Sans l'avoir
entamé.
Béni sois-tu,
Seigneur,
Pour le lac bleu,
Le lac gris,
Le lac moutonneux.
Pour le lac lisse
Comme de l'huile.
Pour son silence
formidable,
C'est-à-dire épeurant,
Et pour sa colère formidable,
C'est-à-dire formidable.
Pour son bandeau
de nuages,
Les matins de fin
novembre,
Avant qu'il ne ferme l'œil
Pour six mois.
Pour sa fusion
d'hiver
Avec l'horizon,
Et pour son long dégel noir
D'avril et de mai.
Pour la crevasse arquée
Entre Chambord et
Métabetchouan,
Qui dénonce si net
Le terrible jugement
De l'hiver
implacable.
Pour la glace,
Claire et noire,
Sous les deux ponts
Le pont des chars,
Je veux dire le
train,
Et le pont du monde,
Celui de la
Voirie.
Et pour son bleu azur
Les jours de vent du nord,
Le cher bleu à laver
Qui se vendait en cubes,
Du temps que ma
mère
Lavait mon linge.
Béni sois-tu pour le soleil qu'il boit,
Les soirs de juillet,
Et pour la lune
qu'il renvoie,
Les soirs de
janvier.
Pour être lui,
Pour être là,
Béni sois-tu.
Béni sois-tu
Pour la liberté
dernière
De marcher ;
La première étant la même,
La troisième
Étant de voir.
Béni sois-tu !
Car enfin,
Qui pourrait mériter Le lac Saint-Jean ?
Jean-Paul Desbiens
« C’est Vital. Ça a l’air qu’il a ramassé un cadavre dans ses filets. Il l’a dit dans sa radio. Tu veux qu’on t’en raconte, des histoires de marins ? Reste avec nous autres pis tu vas en voir, la p’tite ! »
Ce matin-là, Vital Bujold a repêché le corps d’une femme qui, jadis, avait viré le cœur des hommes à l’envers. En Gaspésie, la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. Les interrogatoires dérivent en placotages, les indices se dispersent sur la grève, les faits s’estompent dans la vague, et le sergent Moralès, enquêteur dans cette affaire, aurait bien besoin d’un double scotch.
Un enquête policière qui est presque un prétexte à montrer un village gaspésien. Une dévitalisation qui fait que le curé est remplacé par un bedeau alcoolique, que les villageois vivent dans un passé révolu en se racontant des faits qui ont fait la vie de ce village. Une écriture poétique à souhaits, des paroles lancées par les villageois au verbe haut qui portent des mots salés comme la mer et la coque des navires.
"Je souhaitais quitter la Gaspésie. Ceux que j'avais connus ici vivaient dans le passé., dans la nostalgie d'une époque révolue que tout le monde s'accordait à aimer comme telle. Le présent n'avait de beauté qu'en regard de l'hier et n'assumait pas les comparaisons. Les grands étés poissonneux , les quais remplis de voiles, la richesses des touristes et même la splendeur des levers de soleil n'avaient rien de comparable à ceux d'antan. Si je restais , le passé me hanterait , alors que je voulais une aube ressemblant à l'avenir."
L'histoire de beaucoup de villages.