Ah! que j'étais jeune. 15 ans ou 16 ans. Disons 15 et 6 mois ... La Saint-Jean allait devenir la Fête Nationale .Nous n'y étions pas encore .Les nationalistes attendaient le grand soir qui vint le 16 novembre 1976. Et cela se fit. Notre petit Lucien devenait ministre, notre René disait de nous que nous étions quelque chose comme un grand peuple. N'était-ce pas extraordinaire ?
Francine Harvey,Claudette Hovington et Jeannine Deschênes De vrais chars allégoriques avec des fermières engagées. |
Aux TGB l'atmosphère était à la fête ,le village était peuplé de jeunes ménages qui s'apprêtaient à peupler le village à nouveau, la Baie-James emplissait les comptes gérés par monsieur Charles-Edmond, l'école primaire était pleine, la polyvalente toute neuve débordait d'enthousiasme et la cantine faisait des affaires d'or!
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Des clowns: Francine Lapointe et Gianna Bella accompagnées d'Oriane, de Nadia et et Nadine. |
Têtes heureuses! disait mon père Ovila en me voyant partir avec mes chums pour le feu de la St-Jean .Vêtus de nos jeans à pattes d'éléphant et armés de notre effronterie juvénile, nous avions convaincu monsieur Marc Tremblay de nous vendre de la bière.
Le Je me souviens proposée par Lise Payette était désormais la devise qui apparaissait sur les carrées de tôle des plaques d'immatriculation. Patte d'éléphant et mémoire .
Mémoire en fête disait-on ! Geneviève,Clément et sa gang de cégepiens , et je nomme :Gervais, Lydie,une Larouche ( dont j'oublie le prénom) allaient nous sortir des greniers de tout le village: les rouets, les barrates à beurre, les pelles en bois, les fers à repasser en fonte, les jouets sculptés , les toupies, les berçantes, les bers, les tissages, les catalognes... On allait se souvenir tous ensemble du passé bergeronnais . Ce fut fait et avec brio.
Des majorettes dirigées par Guylaine Bouchard et Gina Deschênes |